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BIOGRAPHIE

Patrick Singh

Né le 5 mai 1963 à Hyères (Var, France).
Mère française et père anglo-indien.
Passe son enfance et adolescence entre le sud de la France et Londres en Grande-Bretagne.
Fait ses études à Hyères et à Montpellier où il obtient un Diplôme d’Etat aux Fonctions d’Animation (DEFA).
Dans le champ artistique, sa démarche se développe en autodidacte.
Depuis 1997, son parcours est jalonné de nombreuses interventions artistiques sur un plan international (expositions collectives et individuelles, éditions, résidences artistiques en Europe et en Amérique du sud). Ses travaux sont aujourd’hui exposés dans diverses galeries en France et à l’étranger.

EXPOSITIONS 2002/1987

2002
Paris. " Carnets de voyage ". Librairies Itinérances, Zabgo Bar. Organisé par Le Monde 2.
Coursan. Exposition extraite du livre " Des endroits sans importance " Editions Domenz
Nîmes. " Arténîm’ " Foire d’Art Contemporain. Parc des expositions. Chez Galerie Anne Cros.
Pézenas. GAC – Galerie Anne Cros. Art contemporain.
Rheinfelden (Suisse) – Atelier Spiserhus / Galerie Keller.

2001
Cusco (Pérou). MAC. Musée d’Art Contemporain.
Lima (Pérou). Galerie El Corredor.
Paris. Galerie Jupiter.
Nîmes. " Arténîm’ " Foire d’Art Contemporain. Parc des expositions. Chez la Galerie Anne Cros.
Béziers. " Sur tous les tons " . Exposition collective sur le thème de l’universalité
Pézenas. GAC – Galerie Anne Cros. Art contemporain.
Paris. Afrique Initiatives.
Canet en Roussillon. Galerie des Hospices / Espace Malraux.

2000
Nîmes. " Arténîm’ " Foire d’Art contemporain. Parc des expositions. Chez Ortus éditions.
Lima (Pérou). " Passages ". Galerie L’imaginaire.
Ambassade de France. Alliance française.
Paris. Afrique Initiatives.
Bédarieux. Rencontres hispano-américaines.
Pézenas. Médiathèque.
Detroit (Michigan - USA). Gallery Rainey.

1999
Barranquilla (Colombie). " Huelas ". Galerie Antonin Fayolle. Exposition collective.
Clapiers. Salle Georges Dezeuze.
Mandelieu-La Napoule. Salon des Arts Méditerranéens. Palais des Congrès.
Exposition " Africanidades del Caribe ". Projet de co-création artistique avec le photographe colombien Fernando Mercado.
Tournée nationale des Alliances françaises / Colombie: Santa Marta (Magdalena) ; Cartagena (Bolivar) ; Cali (Valle) ; Medellin (Antioquia) ; Manizales (Caldas) ; Santa fé de Bogota (D.E).

1998
Santa Marta (Magdalena - Colombie). Galerie Alvi-11.
Barranquilla (Colombie). 3ème Résidence d'Artiste. Alliance Française. Galerie Antonin Fayolle.
Vernissage de l’exposition nationale " Africanidades del Caribe " (Africanités des Caraïbes).
San Andrés y Providencia (Colombie). Fondo Mixto de Cultura.
Palenque de San Basilio (Bolivar-Colombie). Casa de la cultura palenquera.
Barranquilla (Colombie). 2ème Résidence d'Artiste. Alliance Française. Galerie Antonin Fayolle.
Santa Marta (Colombie). Alliance Française.
Montpellier. " De chair et de sang ". Rencontres Méditerranéennes. Théâtre d'O.

1997
Nice. Galerie La Providence.
Barranquilla (Colombie). 1ère Résidence d'Artiste.
Alliance Française. Galerie Antonin Fayolle.
Cannes. Galerie B. Pelaud.

1996
Nice. Direct Art. Salon International d'Art Contemporain. Palais des expositions.
Montpellier - Radio Divergence FM.

1995
Le Vigan - Maison de Pays. Exposition collective.

1993
Grasse (Le Plan). Hôtel de Ville
St Césaire. Hôtel de Ville.

1992
Montpellier - Galerie Arcana. Exposition collective

1991
Couiza - Château des Ducs de Joyeuse.

1990
Pézenas - Galerie Le Tintamarre. Exposition collective
Montpellier - Galerie La Cimaise. Exposition collective.

1989
Montpellier - Le Zénith.

1987
Hyères - Salon des Peintres - Galerie du Parc Hôtel

ILLUSTRATIONS 2002/1997

2002
Disque de Philippe Petrucciani " One for Marie ".
Livre " Des endroits sans importance " de Daniel Bégard / Ed. Domens / France
Livre " Les Colons ". Editions Spiserhus / Suisse
Disque " La route des épices " du jazzman Bernard Margarit / France
Affiche " Caraïbes ". Mois culturel thématique. Hérault.

2001
Disque " Praise Jah Almighty " de la formation The Black & White Gospel Singers.
Disque " Jah Bless " de la formation L-Batt & Amikisun.
Disque " Les Sons du Paratge ". Compilation.
Livre " Seleccion nacional " d’Oscar Limache / Lluvia Editores / Pérou.
Affiche " Chemins d’Afrique ". Mois de l’Afrique Noire. Hérault.
Affiche " Seleccion nacional " / Lluvia Editores. Pérou.
Affiche de Campagne nationale pour la lecture au Pérou.
Affiche " Festiv’Africa ". Festival de musique africaine. Sète.
Affiche " Chemins d’Afrique ". Mois culturel thématique. Hérault
Affiche " Paratge ". Festival de musiques. Clapiers.

2000
Disque " El Bobo " du jazzman Jean-Pierre Llabador.
Livre " DAR.b " de Daniel Vermande / Ed. Odyssée / France.
Affiche " Quinzaine de l’Inde ". Quinzaine culturelle thématique. Hérault.

1999
Affiche et livre " Palenque de San Basilio " d’Yves Monino / Ed. Domens / France.
Disque " Pluma del oro " du jazzman Bernard Margarit.
Disque " Pictures of Mike Hey " du collectif Mike Hey No More.
Affiche " Africa’ Théme ". Festival de musiques africaines 1999 et 2000. Clapîers
Affiche " Clap 34 ". Forum international Photo-Cinéma 99, 2000, 01, 02.
Affiche " Artes latinoamericanas ". Semaine culturelle thématique. Hérault.

1998
Disque " Bios " de la formation Kitchen Jazz.
Affiche " Festival international de théâtre des Caraïbes ". Cartagena. Colombie.
Co-illustration avec le photographe colombien Fernando Mercado de l’affiche de l’exposition nationale " Africanidades del Caribe / Africanités des Caraïbes ". Colombie.

1997
Affiche + plaquette " Frontières invisibles ".
Rencontre européenne des Arts et des Cultures 97.
Guide de la création européenne 98. Montpellier.
Illustrations de l’affiche de la saison culturelle de " L’Ostau ". Clapiers. Hérault.
Affiche " La Noire Traversée ". Semaine thématique sur l’abolition de l’esclavage et sur la déclaration des droits de l’homme. Clapiers. Hérault .

PUBLICATIONS

 

Carnet de voyage du Pérou. Le Monde 2. N° octobre 2002.
Catalogue Atelier Spiserhus. Rheinfelden (Suisse) 2002.
Catalogue/invitation du Musée d’Art Contemporain de Cusco (Pérou) 2001.
Catalogue " Artenîm’ ". Foire d’Art contemporain. Nîmes 2001. Galerie Anne Cros.
Programme " Les Conviviales du Canet ". Canet en Roussillon 2001.
Catalogue " Artenîm’ ". Foire d’Art contemporain. Nîmes 2000. Ortus Editions
Catalogue-Invitation " Passages ". Galerie L’imaginaire. Lima (Pérou) 2000.
Catalogue des rencontres hispano-américaines. Bédarieux 2000.
Catalogue de l’exposition " Africanidades del Caribe " 98/99.Colombie.
Editions de l’Alliance française de Barranquilla.
Livre / Who's Who in International Art 98/99. Suisse.
Editions Who's Who.Catalogue des Rencontres Méditerranéennes 98.
" Gens d'ici, gens d'ailleurs ". Texte Daniel Begard.Programmes Culturels 97 et 98.
Alliance Française de Barranquilla. Colombie.
Salon International d'Art Contemporain. Catalogue d'Exposition D. Art 96. Nice. France

À PROPOS DE SON TRAVAIL

Lumières noires (black lights)

Des êtres qui jaillissent d’une lumière si intense qu’elle en est presque noire, voilà l’une des clés de l’œuvre de Patrick Singh. La force qui s’en dégage, violente ou noble, captive immanquablement.
Patrick Singh s’est fait connaître par une pratique, rare, du trait de l’encre et du lavis, un dessin maîtrisé, sobre, s’attachant aux visages et aux corps par des saisies fulgurantes, servant une belle démarche d’attention et d’empathie pour des humanités venues du fond des âges et pourtant si actuelles.
Les œuvres rassemblées aujourd’hui témoignent des évolutions qui traversent désormais ce travail, le dédoublent, et le redéploient dans d’autres regards, en maintenant la quête initiale inentamée. Ses peintures tentent à rendre plus vive la chair des altérités dont il ne cesse de s’enquérir.
S’il garde sa rigueur, son dessin en effet se tend désormais sur le vivant, les peaux font craquer le trait, le dispersent, le reconstruisent sous les épaisseurs des huiles. Cela vaut de fascinantes figures où le classique des apparences est démenti par un traitement neuf et véhément. Dans le même temps, les supports se multiplient (huile sur photo et radiographie, technique mixte sur métal…) et les fonds s’annoncent, s’affichent pour ce qu’ils sont : de fortes matières. Ils empruntent au quotidien de la rue et des murs, de la moiteur, du salpêtre, des cartons, des tôles rouillées et ils se font écrins et terreaux d’où naissent corps et mouvements. D’autres fois, ils absorbent ceux-ci dans un brouillard épais d’où émerge difficilement un portrait noir ou les avalent, ne laissant plus rien paraître qu’une abstraction irradiée par une étoile noire. À l’évidence, il est question d’une " nouvelle manière " qui sert une lecture personnelle du monde, sans concession et sans afféterie.
Daniel Bégard (Critique d’art)

Absolu d’humanité

La figuration de Singh tend à élever les êtres au rang d'images presque sacrées, tout en les stigmatisant dans leurs conditions de simples mortels. Ils portent sur et en eux les empreintes universelles des trajets physiques et symboliques de l’espèce. Peintures de femmes et d’hommes suspendus dans le temps, au gré des discontinuités et des ruptures, leur force dramatique présentée en série, crée une sorte de mythologie contemporaine.
Projection sur divers supports d'un univers mental sous tension, les encres, les huiles, les sables, et autres collages fixent en ébauches définitives les corps et leur langage codifié. Sur le plan graphique, une harmonie s’opère et sont mis sur un plan égalitaire le passant anonyme, le portier de nuit, le vendeur d’absinthe, l’esclave libéré, le visiteur, la danseuse flamenca, et au travers d’eux les affres du bien et du mal. Parce que les êtres sont un peu tout à la fois. Toutes ses provenances passent par ce filtre pictural qui saisit immanquablement.
Une exposition de Singh est une quête effrénée d'un absolu d'humanité. Une œuvre habitée.

Nuits

Encres après encres, Patrick Singh dresse des figures nées de la nuit. Chez lui, tout fait lanterne pour effacer les ténèbres. Des lavis lumineux dans lesquels l'Autre est approché de si près que nous sommes son visage. Il est dans le regard-blessure des femmes trop belles, dans le calypso noyé de l'indien caraïbe, dans la tulle accumulée de l'homme bleu, dans les scarifications du guerrier et le sein des anciennes esclaves... Toutes ces sortes d'humanités auxquelles, sans Singh, nous n'accèderions plus et qu'il nous livre pour que nous n'échappions jamais à nous-mêmes. De ces mystères d'altérité, il fait sa transfusion. Sa rigueur est aussi de ménager des blancs qui, en réalité, sont nos déserts, notre "terra incognita".
Confidentiellement : Singh est un trafiquant de miroirs et, il a beau plonger sa main dans les ténèbres, sa main ne noircit jamais. Sa main est imperméable à la nuit.
Le temps des passages
Visages de toutes races, frontières entre deux mondes, visible et invisible. Souffles mystérieux de l’altérité, dans sa diversité, sa multiplicité mais également son unité, car leur source est unique : celui qui les manifeste. Patrick Singh nous guide vers des panoramas où l’interaction entre la figure humaine, les marques tribales et autres " écritures " sont les occurrences reconnaissables de son œuvre.
Avec ses dessins et peintures sur divers supports (papier ; bois ; toiles ; photos ; métal ; radiographies), il nous livre avec intensité des territoires peuplés d’humanités fascinantes venues du fond des âges et pourtant si actuelles.
Son œuvre témoigne d'un désir farouche de peuplement : ses séries thématiques, qui parfois atteignent des centaines de lavis et de techniques mixtes, traduisent son obstination à présenter un flot incessant de personnes de toutes appartenances, de corps sous tension, de signes culturels en mouvement. L’humain est au centre de sa proposition artistique et se présente comme seul signifiant du réel.
Une fois confrontés à son itinéraire pictural, nous sommes face à nous-mêmes, avec nos interrogations, nos parts d'ombre et nos faisceaux de lumière. Dès lors, aucune surprise que Patrick Singh cultive cette géographie sans obstacles où les peuples circulent, se croisent, s’accrochent, s’enrichissent de leurs exodes, mêlent leurs traits et leurs sangs, faisant de leurs passages, des marques d’éternité.

Nights

Ink, and more ink... Patrick Singh addresses upright his figures born of the night. For him, everything is a lantern that erases the darkness. Tinted luminous in which the "other" is approached so closely that we become its image. It is in this wounded glance of women who are too beautiful, in the drowned Calypso of the Indian Caribbean, in the netting accumulated around the touareg, in the scarifications of the warrior and the womb of the ancient slaves... All these humanities which we wouldn't know without Singh, he delivers to us so we don't ever escapes from ourselves. These mysteries of otherness set Singh appart and serve as his driving force, his nourishment, his transfusion, his internal bass line, his cadence. His rigor is to preserve the white, which in reality are our deserts, our "terra incognita".
Confidentially, Singh is a "Mirror dealer" and even if he plunged his hand into the darkness, his hand will never turn black, his hand is impermeable to the night.
Daniel Bégard, art critic / December 97

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